#MartyrsFrançais

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Titre: #MartyrFrançais
Auteur: Alexis David-Marie
Éditeur : Aux Forges du Vulcain
Parution : 2017

C’est l’histoire de François, un jeune instituteur, qui vient de perdre son père, André Pujol. Il a l’impression de le perdre doublement, car le contexte de la mort d’André, tué par un migrant dont il s’occupait, est récupéré par un mouvement d’extrême droite pour faire du défunt un martyr. C’est Louise, la cousine de François, qui est à l’origine de cette opération. Le jeune homme va tenter de mener un combat contre son projet et ses idées.


Je suis entrée dans ce livre comme dans une enquête. François cherche à rétablir la vérité sur son père. Qui était vraiment André, le père de François ?
Le sujet qui m’a le plus interpellée dans l’histoire, c’est l’identité : surtout l’identité nationale, mais pas que… L’histoire pose aussi la question de l’identité tout court : quelles sont les facettes d’un homme que perçoivent sa famille, ses proches, ou celles que la postérité retiendra par rapport à la vie intime d’un individu ?
Un autre point qui m’a intéressé dans ce livre, c’est le traitement de la difficulté d’échanger des points de vues politique en famille. Ce sujet trouble fête, trop rabâché par les médias, mais difficile à aborder simplement. Comment Louise, pour donner corps à ses idées, utilise un événement familial ; et aussi jusqu’où François, pour empêcher la dissémination de ces idées, peut aller…
Ce roman aborde essentiellement l’aspect idéologique de la politique, il n’est pas question ici de people, magouilles et compagnie. C’est en quoi ce livre est original par rapport à d’autres fictions politiques. J’avoue avoir parfois un peu décroché sur certains aspects de fond du débat politique qui me dépassaient. J’ai sauté quelques paragraphes des discours idéologiques très référencés, mais sans que cela gêne la lecture de l’ensemble !


A qui conseiller ce livre ? A celles et ceux qui s’intéressent un minimum au débat d’idées politiques et veulent aborder le sujet sous la forme d’un récit original. C’est une fiction qui fait cogiter sur le réel une fois le volume reposé.


Crédit image : Couverture du roman, graphisme Elena Vieillard

La Cité des dames, Christine de Pizan

Pour faire original un 8 mars, voici un petit article sur un livre « féministe ». Peut-être un des premiers de la littérature française : La Cité des dames de Christine de Pizan (1405).

Il s’agit d’un récit allégorique. Dames Raison, Droiture et Justice s’adressent tour à tour à leur élève (Christine), lui demandent de construire une cité et lui expliquent comment, pour qu’elle résiste au temps.

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Je me suis intéressée à ce livre pendant mes recherches sur Rhodes au Moyen-Age. A la question « Que pouvait-on lire en 1480 ? » que je me posais pour ne pas mettre n’importe quel ouvrage dans les mains de mes personnages, ce titre fait partie de la liste.

Une version numérique de l’une des trente copies du manuscrit est disponible sur le site de la Bibliothèque numérique Mondiale et sur Gallica. Le texte est rédigé en vieux français, difficile à déchiffrer. Je n’ai lu que les quelques extraits disponibles sur le site de la BnF. Le passage sur les maris peut faire sourire (ou pleurer, selon le contexte).

En tous cas, le concept de la constitution d’une cité virtuelle, de ses fondations à son peuplement reste moderne ! Parmi les pierres allégoriques qui représentent les femmes illustres de l’antiquité, on compte Sémiramis (qui elle-même a fondé les jardins suspendus de Babylone, rien de moins que la deuxième des merveilles du monde), les Amazones ou Diane.

Un extrait sur l’éducation des filles : « Si c’était la coutume d’envoyer les petites filles à l’école et de leur enseigner méthodiquement les sciences comme on le fait pour les garçons, elles apprendraient et comprendraient les difficultés de tous les arts et de toutes les sciences aussi bien qu’eux ».

 

Crédit image : miniature de la cité des Dames, Christine Pizan, XVème siècle, domaine Public

Premiers pas #MoocArtDuino

Nos premiers pas vers les objets connectés en famille (voir l’explication du projet ici)…

« Pourquoi Arduino pour les nuls ? On n’est pas nuls… »

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Bon, il faut avouer, MacGyver est parti en mission à des milliers de kilomètres, et lui n’aurait pas hésité pendant une heure avant de choisir la bonne résistance qui ne fasse pas péter le circuit. Alors, en plus des vidéos de l’excellent MOOC Art-duino, on a utilisé le guide pour les nuls débutants (bien fait au demeurant) pour éviter les faux pas. Et, yes ! Voici une de nos premières réalisations en photo, une LED qui clignote à la vitesse souhaitée, avec un interrupteur :

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La marguerite, c’est Arduinette (ou Chloro-fil), la mascotte du MOOC Art-Duino. C’est Luke  aux manettes. Batman préfère inspecter le matériel…

Présentation du matériel utilisé, acheté depuis ce lien  :

  • La carte UNO R3 (en bas à droite)
  • La platine d’essai ou breadboard (en haut à droite)
  • La petite mallette de composants électroniques : LED, résistances, straps (fils), interrupteurs, moteurs, capteurs, etc

PS : Oops, ce n’est pas la marque Arduino, mais un clone chinois , fonctionnement nickel pour l’instant. Promis on achètera la vrai carte (italienne) si on persévère dans la robotique…

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Prochaine étape : faire tourner la marguerite Arduinette avec un moteur…

En attendant Bojangles

 

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Beaucoup a déjà été dit sur En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut (voir les 497 critiques sur Babelio), alors je vais être brève. C’est l’histoire d’un enfant qui raconte la vie de ses parents, leurs aventures à tous les 3, entre fête perpétuelle et château en Espagne.

A qui conseiller ce livre ? A celle ou celui qui veut qu’on l’emporte, qu’on lui demande de le suivre sans trop réfléchir au début. Et s’il se laisse faire, il ne regrettera pas le détour !

La photo, c’est un #envol (#id2mars J1) de grues demoiselles, ce à quoi ressemble Mademoiselle Superfétatoire dans le roman

Crédit image : Vol de grues demoiselles, 2010, Uvurkhangay, Mongolia, TomJu48