Projet jeux connectés #MoocArtDuino #id2mars

batman

 

En ce jour de mardi gras, un petit Batman (le déguisement préféré d’un super héros de la maison) pour lancer notre projet de mars :

Taaadaaaa…. Fabrication d’objets connectés ! (nom de projet à trouver)

Nous (en toute simplicité appelez nous MacGyver, Fantomette, Luke Skywalker et Batman) sommes inscrits au MOOC Art-duino qui a commencé ces jours-ci. L’idée c’est de réunir les compétences/intérêts bricolage/code/web/jeux/histoires/idées de la famille pour apprendre ensemble à faire des objets connectés.

Avec ce MOOC on va s’initier à Arduino : des cartes électroniques qui peuvent être associées à des composants (LED, moteurs, thermomètres, etc) ou des objets divers pour bricoler des robots ou objets connectés.

Dans Art-duino, il y a aussi Art. L’idée, c’est d’utiliser des paper-toys comme objets, des maquettes en papier. D’où cette photo d’un premier paper-toy Batman réalisé aujourd’hui.

En parallèle je compte aussi commencer à suivre le MOOC littérature jeunesse qui commence le 3 mars, et j’aimerais relier les deux approches (fiction jeunesse et objets connectés), à voir comment…

Enfin, l’article du jour du blog Mécanismes d’histoires présente le challenge ID2mars. Cette initiative tombe à pic pour se motiver à avancer chaque jour dans la création, alors je viens de m’inscrire !

Rendez-vous dans quelques jours pour les avancées !

Crédit image : photo Linumer d’un paper-toy Gus Santome

 

 

Kit de l’apprenti écrivain

Voici ma liste de ressources, d’outils et de liens pour écrire des fictions et glaner des conseils.

Des cours en ligne et des blogs pour apprendre :

Des outils pour se lancer à écrire et corriger ses textes !

  • L’application Draftquest pour se motiver à écrire 10 minutes par jour.
  • Evernote pour prendre des notes everywhere, everytime. Indispensable pour moi, et pas que pour l’écriture.
  • Scribbook, une application en ligne très pratique pour organiser son texte. J’ai adopté ce logiciel à la place d’un traitement de texte classique, car il permet de découper le texte et de le travailler bout par bout sans (trop) se décourager à la vue du travail à faire pour l’ensemble. Des outils statistiques intéressants.
  • Des crayons, traditionnels et plus geek

Des communautés pour découvrir des auteurs en herbe et avoir des retours sur ses écrits :

  • Scribay, un espace dynamique de travail, d’échange et de progression pour les auteurs.
  • Wattpad, pour sa grande communauté d’utilisateurs et pour l’échange avec d’autres écrivains en herbe.
  • La communauté Draftquest sur Facebook.

Des sites pour lire et découvrir de nouveaux auteurs :

Des appels à textes et des concours de nouvelles :

Bon, je procrastine là… Je vais retourner sur Draftquest ou Scribbook et me remettre à gratter du papier…

PS : cette liste n’est pas définitive, je la compléterai au fur et à mesure.

Rhodes (3) Hipparque

hipparque_ptolemee_globe_celeste

Sur l’image, l’astronome Hipparque (190-120 av J.-C.) à gauche, et Claude Ptolémée (90-168 de notre ère) à droite. En fait, étant données leurs dates de naissance, les deux savants n’ont jamais pu discuter ensemble constellation autour d’un globe…

« Si le catalogue de Ptolémée eut été moins estimé, celui d’Hipparque eut été moins négligé : il aurait parvenu en entier jusqu’à nous » Alexandre Guy Pingre, 1782

On associe Hipparque à Ptolémée, car c’est dans les écrits du second qu’on retrouve la trace des travaux du premier.

Hipparque était l’un des plus grand astronome de l’antiquité. Il a effectué la plupart de ses observations astronomiques à Rhodes, île très influente à l’époque hellénistique. Il était renommé dans l’antiquité, mais il a été  oublié des occidentaux jusqu’à la renaissance. Ses ouvrages restaient très recherchés dans le monde musulman. Le Calife Al Mam’un (786-833) de Bagdad aurait posé comme condition de paix avec Byzance la remise d’une copie de l’Almageste et du traité d’astronomie d’Hipparque.

Parmi les découvertes et les réalisations d’Hipparque :

  • l’invention de la trigonométrie, ou au moins la vulgarisation des tables de cordes dans les 12 volumes de son ouvrage « De l’étude des droites dans le cercle »
  • une suite mathématique qui porte son nom
  • la découverte de la précession des équinoxe
  • un catalogue d’étoiles dont il ne reste plus aucun exemplaire. Mais il nous serait parvenu sous la forme de l’atlas Farnèse
  • des modèles mathématiques du mouvement des astres
  • peut-être une contribution ou la réalisation de la machine d’anticythère !

Crédit image : Hipparque et Ptolémée effectuant des mesures sur un globe céleste, détail d’une gravure de frontispice, Hevelius, 1673, Source: BnF, Gallica, Machina cœlestis

Le trésor de la Licorne

Cette semaine, j’ai relu deux volumes des aventures de Tintin et Milou : Le secret de la Licorne et Le trésor de Rackham le rouge.

Je « subis » parfois la musique de l’adaptation télévisée de ces aventures quand les enfants les regardent. Alors, depuis quelques temps, je voulais me refaire une opinion et des impressions sur la lecture de la BD originale.

Ce sont vraiment deux titres typiques de la série, avec tous les personnages emblématiques, et une chasse au trésor sympathique. Ce qui contribue au plaisir de la lecture pour moi, c’est, peut-être avant tout, la poésie du capitaine Haddock : quand après un florilège de mots oubliés du dictionnaire il enchaîne sur des vers de Lamartine. Ce n’est pas un « Flibustier de carnaval » !

Hasard du calendrier, ce matin, dans Interactiv’ sur France Inter, c’est le petit-fils de Tournesol qui était interviewé ! Enfin, plutôt, celui du professeur qui a inspiré à Hergé : Bertrand Piccard, l’initiateur du projet Solar Impulse. Il a évoqué à la radio son grand-père Auguste Piccard (le sosie de Tournesol donc).

Un truc qui m’intrigue : dans Le trésor de Rackham le rouge, paru en 1943, le professeur Tournesol présente son « appareil à explorer le fond des mers […] c’est un espèce de petit sous-marin. Il est équipé d’un moteur électrique et est muni de réservoirs d’oxygène pour deux heures de plongée ». Or, on retrouve sur plusieurs sites internet que « Le mot bathyscaphe, inventé par le professeur Piccard en 1946, vient du grec bathus (profond) et de skaphos (barque). Il avait utilisé dans un premier temps le mot thalassosphère pour nommer son invention. » et que Piccard avait mis en service son engin en 1948. Tournesol était donc en avance sur Auguste Piccard !

A propos du trésor de la Licorne : je me suis amusée à regarder le lieu de la supposée épave sur Google Map. Au risque de spoiler l’enquête de Tintin : les coordonnées indiquées dans Le secret de la Licorne sont 20°37’42″N, 70°52’15″W. Dans le tome suivant, on comprend que le méridien de référence a changé entre l’époque du naufrage de la Licorne (1698) et celle de l’enquête de Tintin (1943). Aujourd’hui on considère le méridien de Greenwich. A l’époque, d’après Hergé, on utilisait le méridien de Paris, 2 degrés plus à l’est (en réalité 2°20’13.82″ plus à l’est), ce qui donnerait 20°37’42″N, 68° 32’1″W. Je vous ai perdus ? Voici la position possible :

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Mais, ensuite, en voulant savoir si la Licorne avait vraiment existé (voir la page wikipédia), on se rend compte que Hergé s’était lui-même trompé de Méridien, et qu’à l’époque de l’ancêtre de haddock, on utilisait le méridien de Ferro ou de l’île de Fer, autrement dit Les Canaries. Cela correspondait dans l’antiquité (époque du géographe Ptolémée, j’en reparlerais dans la série sur Rhodes) à la limite Ouest du monde connu et donc toutes les longitudes étaient positives, bien pratique… Ce méridien de Ferro est situé à 17°39’46.02″ du méridien de Greenwich. Ce qui donnerait pour la position du trésor: 88°32’01″W. Mais là on tombe au Mexique…

Donc, au final, c’est cela que je retiens de Tintin : le pouvoir de nous faire disséquer ses aventures après avoir reposé le volume !

Polars du terroir

Envie de dépaysement et de lecture de polars ce week-end ? Alors précipitez-vous sur le recueil « Polars du terroir ». Il est téléchargeable gratuitement sur le site de Librinova, Amazon, nolim, Kobo, etc…

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Ma nouvelle « Le venin du Layon » fait partie de la sélection, direction l’Anjou, à côté d’autres enquêtes qui mettent la Bretagne et la Bresse à l’honneur !

Stylo numérique (3) STAEDTLER 990 01

3… 2… 1… C’est parti, un test en direct live, avec en photos l’article original écrit sur un cahier standard, puis la transcription à l’écran. Je vous retrouve en bas de l’article pour quelques commentaires.

Voici d’abord la page écrite en mode « en ligne », c’est à dire avec le boitier clipsé en haut du bloc note et branché par USB au PC.

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Ce qui apparaît à l’écran dans le logiciel Mobile Note Taker :

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Puis la conversion dans le logiciel MyScript Studio Notes Edition :

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Et enfin, un copier coller du résultat (après remaniement, cause capteur penché). les mots soulignés ont été mal reconnus :

Recommençons au début. Si je me suis intéressée au stylo numérique c’est 1) par curiosité 2) pour éviter de recopier au clavier des notes de réunion 3) pour passer moins de temps devant un écran quand j’ai envie d’écrire des pages (je pense au NaNoWrimo) 4) parce que l’interaction papier-numérique m’intéresse.

Si j’ai fini par franchir le pas de l’achat, c’est grâce à une offre du stylo STAEDTLER 990 02 (un vieux modèle-2010 ?-depuis il y a le 990 02 à 30 € sur ebay. A ce prix et d’après les commentaires, j’imaginais qu’il y avait un lézard, mais au moins je pourrais tester le concept.

J’ai commandé le stylo en janvier (le 23). Je l’ai reçu sous quelques jours, il y a environ une semaine. L’aspect du produit est bien, belle qualité. L’écriture manuelle est OK, quasi un crayon normal. L’installation des 2 logiciels nécessaires s’est passée sans encombre sous windows 7.

Ma page est penchée-mauvais  positionnement du capteur sans doute. Le capteur… (‘est lui que j’ai dans le colimateur. Pause – Et on reprend au même endroit, yes ! Pour le capteur, tout allait bien sauf quand après 3 heures (recommandées) puis une nuit de chargement,, il n’a jamais voulu se charger ni fonctionner hors ligne. Donc j’avoue, déçue, je l’ai laissé pendant une semaine dans son ‘plumier ». Je le ressors aujourd’hui pour tester le mode « en ligne ».

La transcription s’est arrêtée ici, il me restait trois lignes en bas de page non utilisées car trop loin du capteur. La reconnaissance d’écriture (options choisies : cursive, en français) est franchement bluffante ! Je n’écris pas trop mal quand je m’applique, mais le logiciel n’a fait que quelques erreurs (il n’a pas corrigé mes fautes de français, faut pas rêver non plus). J’ai eu un problème avec le capteur posé légèrement de travers, je dois trouver la technique pour qu’il soit correctement placé la prochaine fois…

En conclusion pour ce premier test :

  • le plus embêtant, c’est que la batterie du capteur soit hors-service et a priori non accessible. Le boitier ne semble pas démontable. Donc bye bye le mode « hors ligne ».
  • Par contre, l’objet reste prometteur pour l’interaction papier/écran ! Je pourrais l’utiliser avec un windows 7 (ou plus récent) à proximité…

Je posterai à nouveau sur le sujet s’il y a questions ou commentaires.

PS : Pour les news de dernière minutes sur le sujet : bientôt la sortie de l’IRISNote3 !

La correction d’Elodie Llorca

La correction, Elodie Llorca, 2016, éditions Rivages.

Ce roman vaut le détour pour son glissement progressif et maîtrisé vers l’absurde ou le fantastique, quelque-part entre les deux ?

C’est l’histoire de François, correcteur professionnel, qui doit effacer les coquilles qui le cernent. Ce que je trouve intéressant en particulier, c’est la question de la perception, de comment on interprète les signes autour de nous, est-ce qu’ils ont un sens commun pour nous dévoiler un message, ou est-ce que cela se passe uniquement à l’intérieur de nous ? Et comment on transpose ses émotions sur ce qui nous entoure.

Ce récit m’a fait penser à Ionesco (le voyageur sans bagages pour le côté absurde) et Steinbeck (rien à voir sauf le petit animal dans la poche), alors qu’il serait plus naturel de penser à Kafka sans doute. Cela fait longtemps que je n’avait pas lu de texte de ce genre…

A qui conseiller ce livre ? A ceux qui aiment les mots, les jeux de mots, les histoires à la limite du réel, et à tout le monde en fait, ce court roman se lit rapidement, pas le temps de s’ennuyer !

Comme l’oiseau est au coeur de l’intrigue, le voici en haut de l’article !

Crédit image : Cincle à gorge rousse (1889), Argentine ornithology, A descriptive catalogue of the birds of the Argentine Republic.